Le solaire une histoire française de plus d’un siècle
L’histoire des capteurs thermiques à basse température remonte à H. B. de Saussure qui met en évidence l’effet de serre obtenu par un vitrage au-dessus d’un absorbeur dans un caisson isolé. Dès 1878, Mouchot prés
ente à l’Exposition universelle un réflecteur de 5 mètres de diamètre associé à une machine à vapeur qui actionne une presse d’imprimerie (La Chaleur solaire et ses Applications industrielles, première édition en 1869 et seconde en 1879). Les paraboles de Fresnels sont encore très utilisées dans les systèmes à concentration mais également dans la conception de capteurs solaires thermiques domestiques tels que le modèle SUN 110 de TECNISUN.
Il faut attendre 1910 pour voir apparaître les premiers chauffe-eau solaires en Californie.
Le solaire thermique a connu une phase de croissance importante à la fin des années 70 en réaction au choc pétrolier. Mais ce développement rapide, avec des technologies ou des installateurs déficients, a entraîné de nombreuses contre-références. Quelques industriels français ont émergés mais c’est essentiellement à l’étranger que les technologies se sont le plus développées.
Depuis la fin des années 90, quelques pays ont relancé des programmes de soutien au développement du solaire thermique : l’Autriche, l’Allemagne, la Chine et, plus récemment, l’Espagne ou Israël pour les centrales solaires. Ces pays ont alors vu émerger de grands acteurs industriels qui participent aujourd’hui à l’essor du marché au quatre coins du monde
La France s’est engagée à travers le plan soleil de l’ADEME au début des années 2000 et la plupart des acteurs ont choisis de s’engager dans cette filière à travers une action essentiellement commerciale n’apportant pas de valeur ajoutée sur le plan technologique et industriel.
En 2005, TECNISUN a été créé par des acteurs industriels de la région Grenobloise disposant de très fortes compétences en matière de production d’échangeurs thermiques et de dépôt de couches minces absorbantes. L’idée a ainsi germé de développer une technologie française sur la base de composants connus et éprouvés dans des domaines aussi divers que l’aéronautique, le ferroviaire ou encore le secteur automobile.
La technologie des tubes sous vide développée depuis plus de 15 ans associée à la technologie des caloducs développée depuis plus de 50 ans, offre des produits de premier choix, performants, robustes et parfaitement adaptés au climat frais Français.
Le solaire thermique recouvre une grande variété d’applications utilisant la chaleur solaire.
On distingue trois champs principaux :
-  Le solaire passif en exploitant directement le rayonnement solaire grâce à l’architecture ou l’orientation de son habitation permettant de limiter les besoins d’éclairage et de chauffage. Ce principe est aujourd’hui largement employé dans la conception des maisons bioclimatiques et basses consommations. BBC.
-  Le solaire thermique actif. Il s’agit principalement de la production de chaleur basse température (<100°) assurant la production d’eau chaude sanitaire, le chauffage des habitations individuelles (plancher solaire) ou les piscines et des applications solaires collectives. Les différentes technologies de solaire thermique basse température peuvent être considérées comme technologiquement et industriellement matures et proches de la rentabilité. Les capteurs à eau ou fluide caloporteur représentent 99 % du marché. Le coût de production moyen est estimé à 13 centimes d’euros par kWh de chaleur produite avec une très large variation, de 3 à 20 centimes selon les conditions.
- Le solaire thermique à concentration. Il fournit de la chaleur haute température par concentration du rayonnement. Il s’agit de produire de la vapeur pour l’industrie ou la production d’électricité.






